Prix de l'immobilier

16/02/2012

"Le marché est moins porteur"

Trois questions à Françoise Bergua, membre de la Chambre des experts immobiliers du Syndicat national des professionnels immobiliers (SNPI) et responsable des deux agences Cabinet du Printemps, dans le quartier Chalets-Concorde.

En un mot, comment décririez-vous le marché immobilier toulousain en ce début d'année ?

Françoise Bergua : Difficile. Je ne sais pas si c'est le contrecoup d'une année 2011 particulièrement active, la conséquence des déclarations un peu intempestives de certains politiques au sujet de l'immobilier ou l'expression d'une crise plus profonde, mais les acheteurs se font plus frileux et les biens à vendre deviennent rares…

N'est-ce pas le cas chaque année à la même époque ?

Françoise Bergua : Traditionnellement, la période des fêtes et le mois de janvier sont assez mornes, c'est vrai. Mais si les affaires ont un peu repris en février, la situation n'est pas très encourageante. Je crains que l'attentisme ne l'emporte jusqu'aux élections présidentielles.

Constatez-vous un allongement des délais de transaction ?

Françoise Bergua : Oui. Même quand le vendeur accepte de mettre son bien en vente au prix de marché, la transaction peut s'étaler sur plusieurs semaines. Par exemple, il nous a fallu trois mois pour boucler la vente d'un appartement de 76 m² boulevard Matabiau, estimé à un peu plus de 200 000 euros. Il y a un an de cela, le même bien serait parti beaucoup plus rapidement, peut-être même à un prix plus élevé. Le marché n'est pas bloqué, mais il est moins porteur. Il ne suffit plus de passer une annonce pour trouver un acheteur.. A nous de nous adapter, notamment en faisant le nécessaire pour donner le plus de visibilité possible aux produits dont on nous confie la vente.



François Alexandre © Immobilier - LaVieImmo.com

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