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Revue de presse FNAIM
23/01/2012
Un plan pour les copropriétés
Dans un rapport qu'elle vient de rendre public, l'Agence nationale de l'habitat préconise la mise en place d'un plan national en faveur des copropriétés en difficulté.
« Il est urgent que la copropriété soit promue au rang d'enjeu national et qu'une action globale soit entreprise, ce qui nécessite la mise en ?uvre d'un plan national », affirme Dominique Braye, le président de l'Anah, cité par Libération le 20 janvier. « Environ 300.000 propriétaires de logements (sur un total de 6,2 millions de personnes vivant en copropriété) rencontrent des difficultés financières mais ce nombre grimpe entre 800.000 et 1 million si on considère aussi la dégradation des immeubles faute d'entretien, soit 15% du total », rappelle Le Point sur son site Internet. « Le rapport, relate Le Figaro, préconise la réalisation de 40 à 70 milliards de travaux, dans les dix prochaines années, sur les copropriétés construites entre les années 50 à 80 ». Parmi les mesures qu'il suggère, poursuit Challenges.fr, un « fonds de travaux, alimenté par les copropriétaires, faciliterait le financement et la prise de décision des travaux. »
30 % de hausse ?
« Si l'on cumule tous les postes, vous avez une évolution du prix de l'électricité tout compris de l'ordre de 30 % d'ici à 2016 si on applique sans la changer la législation actuelle. » C'est ce qu'explique dans Les Échos du 18 janvier Philippe de Ladoucette, le président de la Commission de la régulation de l'énergie (CRE). « L'augmentation continue de la demande énergétique, le vieillissement du parc de production français et le retard pris dans le renforcement des réseaux nécessiteront [...] des investissements importants, et leur coût se retrouvera immanquablement dans les factures », explique en effet dans Le Monde le médiateur national de l'Énergie. Sur RTL, Eric Besson, le ministre en charge du secteur, a réfuté ces chiffres qui ne correspondent « ni à l'analyse, ni à la volonté du gouvernement », et pronostiqué une augmentation « raisonnable ».
L'envol des cambriolages
Le nombre des cambriolages dans les locaux d'habitation a augmenté de 16 % en 2011 par rapport à l'année précédente, selon les chiffres de l'Observatoire national de la Délinquance. Les résidences principales ne sont désormais plus épargnées, note Batiactu le 20 janvier : « près de 202.000 cambriolages y ont été constatés par la police et la gendarmerie, soit une hausse de 17,1% par rapport à l'année dernière, chiffre le plus élevé relevé depuis 1996 ». Les départements où l'augmentation est la plus forte se situent dans le Sud du pays : Alpes-de-Haute-Provence, Hérault, Bouches-du-Rhône, Gard, Haute-Garonne et Vaucluse.
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16/01/2012
Triple A : quelle influence sur les taux ?
La dégradation de la note de la France par l'agence Standard & Poor's aura-t-elle des effets en matière de crédit immobilier ? Les avis sont partagés, même si personne ne s'attend à une envolée des taux.
« Le coût du crédit immobilier (à taux fixe), rappellent Les Échos du 16 janvier, [est] directement lié au niveau des obligations d'État (en France, l'OAT 10 ans) . Les banques pourraient choisir de répercuter une hausse des taux longs sur les crédits proposés aux particuliers ». Le JDD se veut pourtant rassurant : « Avec ou sans triple A, le robinet du crédit à la consommation ou des prêts à l'immobilier n'est pas coupé. [...] Si les marchés n'accentuent pas leur pression, les épargnants ne devraient pas craindre pour [...] leurs emprunts dans l'immédiat ». Or, note Le Monde, « les marchés sont souvent en avance sur les agences de notation. D'abord parce qu'ils bougent tous les jours et réagissent en permanence aux informations nouvelles, mais aussi parce qu'ils cherchent [...] à anticiper les décisions des agences ». Les taux ont donc déjà été revus à la hausse depuis quelques semaines et ne devraient pas s'envoler. En outre, souligne La Croix, « les banques se financent aujourd'hui au niveau historiquement bas de 1 % auprès de la Banque centrale européenne (BCE) qui fait tout pour les maintenir à flot ».
Pas de changement
Quoi qu'il en soit, un taux est assuré de demeurer inchangé : celui du Livret A qui restera fixé à 2,25 %. « Le ministre de l'Économie, François Baroin, raconte Le Figaro du 13 janvier, a en effet décidé de ne pas appliquer la formule de calcul habituelle qui prévoit que le taux du Livret A corresponde au niveau de l'inflation majoré d'un quart de point ». Selon ce mode calcul, la rémunération du livret A aurait dû atteindre 2,75 %. « Ce sont plus de 500 millions d'euros d'intérêts qui ne seront donc pas reversés aux 60 millions de titulaires », constate La Dépêche. Interrogé par Challenges, Benoît Gommard, directeur général du courtier en ligne Cortal Consors, juge pourtant que le Livret A garde son intérêt : « Les taux à 2 ans sont inférieurs à 2,25% et les taux courts sont inférieurs à l'inflation alors que ceux du Livret A seront eux pratiquement au niveau de l'inflation. Cela reste donc un produit attractif. »
Valeur verte
Les bâtiments verts certifiés et/ou labellisés, se vendent plus vite et plus cher que les autres. C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude menée par Cerqual, organisme de certification du groupe Qualitel, et reprise par Batiactu le 11 janvier. « La plus-value financière serait ainsi de l'ordre de 3 à 9% ». Toutefois, note la newsletter, « l'étude pointe également du doigt la difficulté à évaluer la valeur verte, notion récente en France. Celle-ci doit être mieux définie, mieux harmonisée et davantage portée par les habitants pour continuer à croître ». Au-delà de la seule performance énergétique, des facteurs comme l'impact de la construction sur l'environnement ou la qualité de l'air intérieur doivent par exemple être davantage pris en compte.
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09/01/2012
Loyers abusifs : la taxe est entrée en vigueur
Réintroduite par les députés dans la version définitive de la loi de Finances 2012, la taxe sur les loyers abusifs est effective depuis le 1er janvier.
« Les propriétaires qui louent vide ou en meublé un appartement d'une surface inférieure à 14 m2 plus de 40 euros/m2/mois devront s'acquitter d'une taxe supplémentaire », explique ainsi Le Nouvel Observateur dans on édition en ligne du 2 janvier. « Cette nouvelle taxe, complète 20 minutes le 6 janvier, sera d'autant plus élevée que l'écart entre le loyer pratiqué et celui de référence sera important ». Le JDD du 8 janvier donne des exemples chiffrés : « M. W., qui loue une studette de 11m2 [...] à 500 euros/mois (soit 45 euros/m2), sera taxé sur 10 % du loyer perçu. Au final, il paiera 600 euros de taxe. M. Y., qui loue un studio de 13m2 [...] à 845 euros/mois (soit 65 euros/m2), sera taxé sur 33 % du loyer perçu. Il devra payer 3.346 euros de taxe ». Les professionnels de l'immobilier, cités notamment par Libération, restent cependant sceptiques sur l'intérêt de la mesure « car beaucoup de chambres de bonnes sont louées au noir ».
Plus chers et plus courts
Hausse des taux, baisse de la durée des prêts et ralentissement de l'octroi des crédits depuis le 3ème trimestre 2011 : voilà les principales tendances dégagées par la dernière étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA. « La durée moyenne des prêts consentis [...] s'est établie à 209 mois en décembre, contre 210 mois en novembre et 215 mois en août », rapporte ainsi Le Monde du 2 janvier. Pour ce qui est des taux, expliquent Les Échos trois jours plus tard, « il est possible d'emprunter sur 15 ans (à taux fixe, hors assurance) pour 4,05 % contre 4 % le mois dernier. Sur 20 ans, le coût du crédit monte de 4,25 % à 4,35 % ». En outre, l'octroi de prêts se recentre vers une clientèle plus aisée. Par conséquent, note L'Express.fr, « le coût relatif moyen des opérations réalisées, en baisse, s'établit à 3,78 années de revenus en décembre, soit le niveau le plus bas de l'année 2011[...] En parallèle, la hausse de l'apport personnel accélère, +11,8 % contre +6,1% l'année précédente ».
Superficies réduites
« Le prix du m² des terrains à bâtir en France a augmenté de 4,3 % entre 2009 et 2010 », pour s'établir à 59 ?/m² selon une étude du ministère du Logement détaillée par Batiactu le 2 janvier. Parallèlement, poursuit Le Point, « la superficie moyenne des terrains achetés a baissé de 3,8%, passant de 1.141 m2 en 2009 à 1.098 m2 en 2010. Au final, le prix total du terrain est stable (+0,3 % à près de 65.000 euros en moyenne) ». Cette moyenne cache cependant de fortes disparités géographiques, mises en évidences par Le Parisien : « Le prix moyen des terrains au m2 était supérieur à 100 euros/m2 en Ile-de-France (167 euros), en Provence-Alpes-Côte d'Azur (114 euros), en Alsace (103 euros), en Languedoc-Roussillon (107 euros). A l'inverse, il était inférieur à 35 euros/m2 en Auvergne, Basse-Normandie et Limousin ».
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03/01/2012
Bonne annÉe
2011 restera finalement un bon cru pour l'immobilier. Mais l'incertitude plane au-dessus de l'année qui vient de débuter.
« Tout ce qui change pour l'immobilier en 2012 ». Sous ce titre, Capital dresse, le 30 décembre, la liste des réformes qui toucheront l'immobilier cette année : PTZ de nouveau réservé au neuf, fin programmée du Scellier et des aides à l'investissement locatif, fiscalité des plus-values, taxation des loyers abusifs ou réduction du crédit d'impôt développement durable. Pour le magazine, « le secteur du logement est durement touché par les mesures de rigueur décidées par le gouvernement ». En conséquence, les spécialistes pronostiquent un atterrissage en douceur du marché de l'immobilier. Du reste, constatent les Échos du 27 décembre, « le nombre de transactions a baissé dans la seconde partie de l'année [2011] et la flambée des prix enregistrée au premier semestre dans l'ancien a été en partie gommée ». La FNAIM s'attend même à un marché en baisse en Ile-de-France, signale le quotidien économique.
Les inquiétudes du neuf
Mais les inquiétudes les plus fortes se portent sur le marché du neuf. « Grâce à plusieurs mécanismes incitatifs, rappelle le Monde du même jour, le nombre de mises en chantier de logements neufs, entre décembre 2010 et novembre 2011, a augmenté de 20,6 %, avec 364 732 logements commencés, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du logement ». Les principales organisations professionnelles de la construction et du logement annoncent pourtant déjà des lendemains qui déchantent, sur le site Internet de l'Expansion : selon elles, « les conséquences désastreuses des mesures du gouvernement vont entraîner au minimum 35.000 postes qui seront mécaniquement supprimés au cours de la seule année 2012 ».
L'année de la RT
2012, souligne Batiactu le 2 janvier, marque également l'avènement de la réglementation thermique. « Si le logement collectif a déjà pris le virage de la basse consommation, constate la newsletter, la maison individuelle n'a plus qu'un an pour se préparer. » En attendant, l'association Qualitel a déjà essayé d'analyser les principales tendances. Elle note en particulier « une dominante de l'orientation au sud [...]. Côté isolation, on trouve encore beaucoup d'isolation par l'intérieur (ITI) même si l'on constate un net développement de l'isolation par l'extérieur (ITE) ». Parmi les marges de progrès mises en évidence par l'étude : une utilisation encore pratiquement inexistante des matériaux végétaux.
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